Comment les investisseurs jugent un bon business plan ?

Vous montez votre boîte ? Bien ! Vous n’avez pas préparé de business plan ? Pas bien ! Ce document, qui détaille les composantes clés de votre projet d’entreprise, vous sera demandé par les banques et les investisseurs intéressés par votre projet. Lesquels fonctionnent d’une manière bien précise. Bonne nouvelle : nous vous expliquons ce qu’il se passe dans leurs petites têtes lorsque vous pitchez !

 

De l’importance d’un business plan

Commençons par revenir sur ce document essentiel, celui sans lequel aucun investisseur n’acceptera de vous recevoir plus de 15 secondes (montre en main !) : le business plan. Il répond à quatre questions principales : d’où l’entreprise part-elle ? Où va-t-elle ? Comment compte-t-elle y aller ? Selon quelle progression dans le temps ?

Oui, le business plan est… votre carte au trésor — le trésor étant la réussite entrepreneuriale ! Rassurez-vous : pas besoin de rédiger une thèse de 300 pages pour être crédible aux yeux des investisseurs et des banquiers. 15 à 20 pages suffisent. Il doit contenir notamment :

  • un résumé de votre activité (chiffres-clés, état du marché, besoin identifié…) ;
  • une présentation de votre société (le type de structure, son histoire, son emplacement, son équipe…) ;
  • les produits (ou services) proposés ;
  • une étude de marché (démographie, segmentation, marché cible, réglementation…)
  • votre stratégie (prix, plan commercial, risques…)
  • un plan financier (besoins en salariés, ressources disponibles, prévisionnel des ventes, coûts structurels…).

 

Les 10 attentes des investisseurs

Vous êtes armés d’un business plan qui tient la route ? Vous pouvez vous présenter devant les investisseurs. Par contre, on vous prévient tout de suite, il y a peu de chances pour qu’ils trépignent d’impatience de vous connaître : des projets d’entreprises, ils en voient probablement passer des dizaines par semaine !

Vous voulez les épater ? Préparez-vous à répondre à ces 10 attentes classiques chez les investisseurs :

  • votre business plan doit être cohérent : stratégie marketing, plan d’actions commerciales et CA prévisionnel doivent s’articuler logiquement entre eux ;
  • votre salaire doit être raisonnable : ni trop peu (vous devez croire en votre projet), ni trop tout court (votre investisseur potentiel ne doit pas avoir l’impression de vous payer un salaire plus qu’il ne finance votre entreprise) ;
  • votre business plan s’appuie sur des contrats signés, ou à défaut, des lettres d’intention ;
  • vous êtes dans un secteur porteur (par exemple, les nouvelles technologies ou le bio), ou si vous vous trouvez dans un secteur sinistré comme le textile, vous présentez des garanties solides ;
  • vous avez évalué honnêtement les risques liés à votre lancement d’entreprise ;
  • vous connaissez suffisamment votre business plan pour le défendre seul — sans associé, avocat ou papa maman ;
  • votre budget est clair, sans zone de flou et vous vous montrez prévoyant  ;
  • vos besoins en salariés sont justes : vous n’allez ni pratiquer l’esclavage, ni payer vos potes à ne rien faire ;
  • votre projet présente un retour financier potentiellement important : en gros, vous allez gagner beaucoup d’argent, ce que les investisseurs aiment bien. Après tout, s’ils vous financent c’est aussi pour que leur investissement soit rentable !
  • durant le rendez-vous, vous êtes humble et ouvert à la critique, mais sûr de vous malgré tout. Tout est question de dosage mais mieux vaut se montrer confiant de son projet et son idée tout en acceptant de le remettre en question, se montrer trop présomptueux pourrait agacer !

Alors, vous comprenez mieux ce que pensent les investisseurs quand ils vous rencontrent ? Pour préparer au mieux vos rendez-vous, jetez un œil à notre livre blanc « Les 12 travaux de l’entrepreneur ». Il contient des dizaines et des dizaines d’infos pour bien lancer votre boîte !