6 commandements pour bien gérer votre trésorerie

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Vous avez saisi l’importance de la trésorerie mais vous vous demandez comment faire pour bien la gérer au quotidien et éviter les difficultés, en bon entrepreneur afin de pérenniser votre activité ? Réponse tout de suite, dans les 6 trucs et astuces qui suivent pour tout savoir de la gestion d’un budget, des factures, des dépenses, de l’anticipation, etc !

 

1/ Ton budget tu arriveras à prévoir

Bien gérer sa trésorerie, c’est avant tout anticiper les dépenses et les encaissements. Lorsque l’on s’occupe au quotidien de son entreprise, c’est un impératif !

Le premier des outils pour cela, c’est bien sûr le tableau de bord. Il vous renseignera sur l’état de votre activité, en vous indiquant notamment :

  • le chiffre d’affaires ;
  • la marge ;
  • le taux d’impayés ;
  • le nombre de ventes ;
  • le nombre de contacts amorcés ;
  • la durée du cycle de vente…

Toutes ces informations vous permettront d’une part d’estimer votre niveau de trésorerie, et d’autre part d’anticiper les dépenses à venir. Mais à quel rythme devez-vous les compléter ? Bien sûr, comme souvent, le plus est le mieux. Une fois par semaine, c’est parfait, une fois par mois, c’est nécessaire. Pour plus d’informations, encore une fois, reportez-vous à notre ebook consacré aux reportings et chiffres… et n’hésitez pas à en parler avec le compagnon de votre business, qui n’est autre que votre expert-comptable !

 

2/ À te faire payer tu apprendras

Ah, se faire payer… Lorsque l’on commence son aventure d’entrepreneur, on n’ose souvent pas « réclamer » son dû à ses clients. Et pourtant, sans facture honorée, point d’argent rentré ! Ce qui entraîne, bien sûr, d’importantes difficultés, en particulier pour les jeunes entreprises.

La première des règles, pour bien se faire payer, c’est de ne pas laisser traîner les choses. Facturez donc dès que votre prestation a été réalisée, ou que la commande a été validée ! Cela vous permettra d’éviter les « oublis » de certains clients qui, de bonne ou de mauvaise foi, vous diront qu’ils avaient oublié à quoi correspondait votre petit papier plein de chiffres. Une information au passage : une facture se paye, selon les cas, dans les 30 à 60 jours après réception — et non pas après livraison !

La facture doit donc, que vous débutiez ou non, devenir un véritable réflexe. Sinon, vous prenez le risque de partir sur un autre projet, sur une autre production…

Petit conseil : prévoyez un temps, chaque semaine, consacré à la facturation : une demi-journée, deux heures… Vous pouvez également confier cette tâche à un prestataire externe !

 

3/ À anticiper et à relancer tu arriveras

Le paiement n’arrive pas sur vos comptes, et votre boîte aux lettres attend toujours qu’un chèque lui arrive ? Pas de panique ! Il est juste temps de relancer votre client.

Ne sortez pas la grosse artillerie tout de suite. Commencez par appeler votre client, pour savoir d’une part s’il avait bien reçu votre facture, et d’autre part s’il a fait partir son paiement. S’il a des difficultés financières, dites-lui que vous auriez préféré qu’il vous en parle au préalable, et cherchez un moyen de vous en sortir tous les deux par le haut.

S’il n’existe aucune difficulté du côté de votre client, c’est juste qu’il est un peu lent, ou pire, qu’il cherche à gagner du temps. Dans ce cas, n’hésitez pas à appeler régulièrement l’ordonnateur du paiement, c’est-à-dire celui qui a le pouvoir de faire partir le virement ou de signer le chèque. En trois mots : faites-vous respecter !

 

L’info de l’Expert-Masqué sur la gestion de trésorerie

 

Expert masqué 100x100Un client refuse de vous payer, ne donne pas de nouvelles après l’envoi d’une facture et refuse de vous répondre au téléphone ? Inutile d’appeler des gros bras pour lui faire entendre raison. Commencez par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé réception. Si cela devait ne pas suffire, passez à la vitesse supérieure, et n’hésitez pas à évoquer une assignation en référé. Cela devrait suffire !

 

4/ Tes dépenses tu sauras gérer

C’est — presque — la règle numéro 1 des entrepreneurs qui réussissent : maîtriser ses propres dépenses, c’est mettre toutes les chances de son côté de réussir à garder le contrôle de son niveau de trésorerie.

Cela passe nécessairement par une réflexion sur vos propres besoins, et un questionnement systématique au moment de réaliser un achat important : « Ai-je vraiment besoin du dernier modèle d’imprimante multifonctions ? », « Un bureau low cost ne peut-il pas me suffire pour l’instant, puisque d’autres plus classes sont en moyenne deux à trois fois plus cher ? », « En attendant d’avoir mon propre local, ne puis-je pas travailler depuis mon salon, quitte à louer des salles pour les réunions ? » etc.

Nous n’allons pas jusqu’à vous dire qu’il faudra passer en mode « bootstrapping » (faire des économies partout où cela est possible)… mais pas loin ! Il s’agit par contre d’un véritable état d’esprit : limiter ses coûts, ne pas se payer ou très peu, chercher des équivalents gratuits à des solutions payantes… Si vous débutez votre entreprise, vous pouvez essayer comme cela. Mais attention à ne pas en faire un mode de vie !

 

5/ Ton plan de trésorerie, dans ton business plan tu intégreras

Ce conseil est un cas particulier, puisqu’il ne concerne que les entreprises en cours de création — celles qui ont déjà trouvé leur rythme de croisière ne sont donc pas concernées. N’oubliez pas d’intégrer à votre business plan, un « plan de trésorerie ». Il s’agit d’un tableau, dans lequel vous présentez tous les encaissements et les décaissements prévus dans l’année (les montants doivent être TTC), ventilés mois par mois.

Pour quoi faire ? Tout simplement pour vérifier que votre Besoin en Fonds de Roulement (BFR) de début d’activité sera bien financé tous les mois. Heureusement, c’est assez simple, puisqu’il suffit, mois par mois, de noter toutes vos entrées (dans la colonne « Encaissements ») et vos sorties d’argent (dans la colonne « Décaissements »). Attention, les montants sont à porter dans la colonne du mois où les opérations financières doivent se produire. Si vous prévoyez, par exemple, d’acheter en juin un bien qui sera payé en septembre, il vous faudra l’indiquer dans la colonne Décaissements du mois de septembre.

 

6/ Tes besoins tu financeras

Les besoins de trésorerie s’anticipent. Ils se discutent. Ils se négocient. Le préalable, c’est de les quantifier. Pour cela, direction le cabinet de votre expert-comptable ! Il possède l’expérience nécessaire pour vous aider à bien comprendre la somme qui doit se trouver sur votre compte pour éviter la case tribunal — de commerce, bien sûr.

Ensuite, pour financer votre « tréso », contactez votre banque. Notez cependant que traditionnellement, les banques financent en priorité les besoins dits « amortissables », c’est-à-dire les investissements durables. Alors pour la trésorerie, c’est fichu ? Pas vraiment, et heureusement ! Pour peu que vous ayez un apport, les banques devraient accepter de vous aider dans votre projet, via ce que l’on appelle les “concours bancaires” (des crédits ou des prêts à court terme : facilités de caisse, découvert autorisé, crédit de moins d’un an…).

 

Retrouvez tous nos conseils de trésorerie pour vos débuts d’entrepreneur dans notre ebook consacré à l’Art de la trésorerie à télécharger gratuitement !

Crédit photo : Flickr / Joe the Goat Farmer