Avance / Acompte : quelles différences ?

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Cette fin de mois est visiblement difficile pour Marc, un membre de votre équipe. Il est venu vous voir ce matin pour vous demander de lui verser une partie de son salaire en avance. Vous allez désormais réfléchir afin de décider si vous pouvez consentir à cette avan… heu…acompte ? Non, avance ! Bon, ben, vous ne savez plus, les deux se confondent dans votre esprit. Rassurez-vous, ce ne sera plus le cas à la fin de cet article. Et vous pourrez répondre à Marc en toute connaissance de cause.

L’avance : je te prête, tu me rends

L’avance n’est ni plus ni moins qu’un prêt qu’une entreprise accorde à son salarié. Vous fournissez donc à ce dernier une somme en échange d’un travail qu’il n’a pas encore fourni.

En tant que chef d’entreprise, vous n’êtes absolument pas tenu d’accorder cette avance si, pour des raisons x ou y, vous la jugez inopportune.

Si, en revanche, vous acceptez de la délivrer, il est vivement recommandé d’établir en amont une convention, dans laquelle doivent être précisés le montant de l’avance, la date à laquelle elle sera versée, les modalités de remboursement et le moyen de versement (chèque, virement ou espèces).

Vous devrez la faire apparaître sur la fiche de paie de votre salarié sous la ligne « net imposable ». Enfin, lorsque vous versez cette avance, vous ne devez pas précompter les charges sociales, qui ne sont décomptées qu’au moment de la paie.


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L’acompte : je te donne en avance

L’acompte est un versement d’une entreprise à son salarié pour un travail qu’il a déjà effectué. Il est calculé en fonction des heures de travail déjà réalisées au moment de la demande, et ce, avant l’établissement de la fiche de paie.

Contrairement à l’avance – et il s’agit là d’un point fondamental – il n’est pas possible pour un employeur de refuser une demande d’acompte à son salarié ! Tous vos salariés peuvent y prétendre, quel que soit leur contrat de travail ou leur ancienneté dans votre entreprise. Le salarié l’adresse généralement par courrier et n’a pas besoin de justifier sa demande.

Toutefois, il vous est possible de refuser une seconde demande d’acompte sur un même mois… sauf si une convention collective stipule le contraire.

Comme pour l’avance, vous devez faire apparaître le montant de l’acompte sous la ligne « net imposable » (pour savoir comment calculer le net imposable, c'est par ici !). Par ailleurs, vous ne devez pas déduire les cotisations sociales lors de son versement, elles seront calculées sur l’intégralité de la rémunération.

Alors, vous lui accordez à Marc cet acom… euh… cette avance ? Enfin, maintenant vous savez !

Credit photo : Freepik.