TPE: les alternatives aux titres restaurant

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Au-dessus de 25 salariés ne souhaitant pas rentrer chez eux pour déjeuner, tout employeur a l’obligation de prendre en charge la restauration de ses employés, notamment via les titres restaurant. Oui, mais en-dessous de cette limite ? Quelles sont les alternatives légales aux « tickets restaurant » ? Voyons cela ensemble !

Le restaurant d’entreprise

Cette première alternative aux « tickets restaurants » consiste à créer un lieu sympathique et communautaire au sein (ou à proximité) de l’espace professionnel. La gestion d’un restaurant d’entreprise peut être assurée :

  • par l’entreprise elle-même, qui se dote alors du personnel et des installations nécessaires ;
  • par un prestataire, c’est-à-dire une entreprise de restauration collective spécialisée.

Attention, l’installation d’un tel espace au sein de l’entreprise demande un investissement conséquent, puisque les locaux devront répondre à des règles strictes d’hygiène et de sécurité. Cependant, plusieurs entreprises peuvent mutualiser ces coûts en optant pour un restaurant interentreprises. À discuter avec vos voisins qui font face aux mêmes problématiques !

L’espace cuisine

Si plus de 25 salariés souhaitent prendre leur repas sur le lieu de travail, l’employeur doit leur proposer un local de restauration aménagé (comprenant un réfrigérateur, un micro-ondes, un robinet d’eau potable et des chaises et tables en nombre suffisant). En dessous, la loi impose simplement un « emplacement permettant aux salariés de se restaurer », « dans de bonnes conditions de santé et de sécurité ». Cela signifie que cet emplacement doit être nettoyé après chaque repas !

La prime de panier

La pause « d’entre midi et deux » de vos salariés ne leur permet pas de rentrer chez eux pour déjeuner ? Vous pouvez leur proposer une prime de panier ‒ c’est-à-dire une indemnité de restauration. Attention, elle est rendue obligatoire par certaines conventions collectives ‒ notamment celle des ouvriers. En tant qu’employeur, vous devez faire apparaître le montant de la prime dans le contrat de travail et sur la fiche de paie.

Le remboursement des frais en déplacement

C’est la règle en France : les salariés en déplacement ont droit au remboursement de leurs frais professionnels ‒ sont considérés en « déplacement professionnel » ceux qui sont empêchés de regagner leur lieu habituel de travail et qui sont contraints de prendre leurs repas hors des locaux de l’entreprise. En tant qu’employeur, vous devez donc rembourser les dépenses réelles de vos salariés en déplacement, tout en ayant le droit de fixer des limites raisonnables. Eh non, vos salariés ne peuvent s’offrir un étoilé à vos frais !

Le ticket restaurant: les avantages pour l’employeur

S’il représente un certain coût pour l’employeur, le titre restaurant offre plusieurs avantages. Le principal ? Il permet de répondre à l’obligation légale de prise en charge de la restauration des employés dans les entreprises de plus de 25 salariés. Mais ce n’est pas le seul : en plus de l’absence d’obligation de proposer une cantine, le titre restaurant permet à l’employeur de bénéficier d’une exonération de charges sociales et fiscales sur sa contribution ‒ dans la limite de 5,37 euros par ticket et par jour travaillé, soit 220 jours maximum par an. Conséquence ? Si vous devez choisir entre le ticket restaurant et l’augmentation de salaire pour permettre à vos salariés de manger dans de bonnes conditions… préférez le ticket restaurant !

N’oubliez pas qu’un employé qui mange bien est un employé productif toute la journée ‒ même si on tolère tout de même un léger coup de mou entre 14 heures et 14 heures 30, pour la digestion, pas plus. Bon appétit !

Source image : Pixabay