Véhicule de société vs. véhicule personnel : quel est le plus rentable ?

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Véhicule de société ou véhicule personnel ? Un choix pas loin d’être cornélien pour tout entrepreneur. Avant de choisir entre les deux, vous devez vous poser les bonnes questions. La trésorerie de votre entreprise pourra-t-elle supporter le poids financier de l’achat d’un véhicule ? À combien se chiffrent les frais d’entretien ? Combien de kilomètres faites-vous dans l’année ? Êtes-vous souvent en déplacement professionnel ? Pour vous aider à choisir l’option la plus rentable et la plus adaptée à vos besoins, QuickBooks vous donne quelques pistes !

Achat d’un véhicule de société : la possibilité de la déduction

Le plus grand avantage de cette option réside indéniablement dans le fait qu’elle vous offre la possibilité de déduire l’amortissement du véhicule du bénéfice imposable (généralement sur une durée de 4 à 5 ans). De quoi vous permettre de récupérer, sur le plan comptable, une partie importante de la valeur du véhicule – voire sa totalité. Notez que le montant de la déduction varie en fonction des émissions de CO2 de votre vaisseau (spatial) :

  • En dessous de 200 g CO2/km : déduction plafonnée à 18 300 €.
  • Au-dessus de 200 g CO2/km : déduction plafonnée à 9 900 €.

Récupérer la TVA... ou pas

Pour ce qui est de la TVA, méfiez-vous ! Elle est en effet récupérable sur l’achat d’un véhicule mais… seulement sur les utilitaires, taxis, VSL ou auto-écoles et non sur les véhicules de tourisme particuliers ! Si un véhicule utilitaire est acquis directement par l’entreprise, alors la TVA est récupérable sur l’achat et le coût d’acquisition est déduit des bénéfices professionnels.

Si la TVA n’est pas récupérable sur l’achat du véhicule, elle peut l’être à 80 % sur le carburant dans le cas du gazole ou du superéthanol voire à 100 % dans le cas du GPL. En revanche, vous ne pourrez récupérer que 10 % de la TVA si le véhicule roule à l’essence. Le taux de TVA récupérable sur l'essence va progressivement augmenter pour atteindre 80 % au 1er janvier 2021.

Une solution qui n’est pas adaptée à tout le monde

Au final, cette option sera la plus intéressante pour vous si vous n’êtes pas le seul dans votre entreprise à utiliser le véhicule en question : si votre boîte a besoin d’un véhicule utilitaire ou d’un véhicule de standing par exemple.

Le malus écologique sera également à prendre en compte puisqu’il peut s’avérer parfois si coûteux que le montage que vous aviez prévu en perd toute sa pertinence. En outre, en optant pour un véhicule de société, vous serez tenu de vous acquitter de la taxe sur les véhicules de société (TVS).

Quant à l’utilisation à titre personnel de votre véhicule de société, cette pratique est assimilée à un avantage en nature et sera donc soumise à cotisations sociales et imposée au titre de l’impôt sur le revenu.

Utilisation de son véhicule personnel : simplicité et remboursements

Cette option a déjà pour elle l’avantage de la simplicité. L’intérêt réside ensuite dans les divers remboursements liés à l’utilisation de votre véhicule personnel dont vous pouvez bénéficier : remboursements des frais, soit d’après un barème kilométrique, soit sur la base de vos dépenses réelles. Cette dernière solution ouvre alors la possibilité de remboursement de la prime d’assurance, des frais d’entretien et de réparations ainsi que du carburant, au prorata de l’utilisation professionnelle du véhicule. D’ailleurs, savez-vous qu’il existe aussi une indemnité kilométrique pour les vélos ?

Dans les deux cas, toutes ces dépenses sont déductibles de votre résultat imposable. Elle sont en outre exonérées de charges sociales et ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu. Et ce ne sont pas là les seuls atouts qu’il y a à privilégier son véhicule personnel ! Cette option vous fait également bénéficier d’un abattement de 15 000 € au titre de la TVS, puis d’une décote progressive jusqu’à concurrence de 45 000 km.

Finalement, cette option sera à plébisciter si vous en êtes aux débuts de votre aventure entrepreneuriale et que votre trésorerie n’a pas forcément les moyens d’encaisser une telle dépense. Prenez garde toutefois à bien estimer le nombre de kilomètres que vous allez parcourir : plus vous roulez, plus le barème de remboursement des frais kilométriques décroît.

Vous pouvez le constater à la lecture de cet article : le choix entre véhicule personnel et véhicule de société dépend de plusieurs facteurs. Commencez donc par évaluer le nombre de kilomètres que vous allez faire, puis estimez les frais d’assurances et d’entretien du véhicule. Évaluez enfin le coût d’achat et l’amortissement de ce qui deviendra votre fidèle destrier. Alors… quelle solution semble la plus adaptée à votre entreprise ?

Crédits images : Freepik