Les 7 erreurs qui peuvent faire planter votre entreprise

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Porter un projet d’entreprise à travers toutes les étapes de sa création est un périple aussi exaltant qu’exigeant. Mais, si vous avez su tenir avec brio la barre de votre entreprise, vous rentrerez dans une autre ère : celle de la gestion. Et, là encore, votre entreprise ne voguera vers sa pérennité qu’à la condition de pouvoir compter sur un gestionnaire averti des principales erreurs à éviter. En voici 7 parmi les plus redoutables pour votre fier esquif.

1/ Ne pas s’appuyer sur son business plan

Comme le dit l’adage : « On ne planifie pas un échec, mais on échoue par manque de planification. » Si le business plan peut paraître aux yeux de certains comme une simple étape de la phase de création destinée avant tout à convaincre les investisseurs, il n’en est rien. Un business plan doit constituer un véritable guide pour l’entrepreneur afin de savoir où il va et comment il y va. Il permet une vision à long terme tout en fixant des objectifs à court terme. Se priver des repères permanents qu’il procure, que ce soit sur le plan commercial, marketing, financier ou de gestion des équipes, est une recette d’échec garanti. Apprenez comment les investisseurs jugent un bon business plan !

2/ Négliger la communication marketing

La communication ne saurait être traitée de manière purement subsidiaire. C’est pourtant le cas chez de nombreux jeunes entrepreneurs, notamment dans le secteur du B2B, qui tendent à sous-estimer son importance. Le rôle du marketing est à ériger en priorité, d’autant plus pour une entreprise qui démarre et dont le nom est encore à faire. Quelques investissements légers peuvent suffire à soutenir des démarches actives : réaliser une plaquette commerciale attractive, alimenter les réseaux sociaux, réaliser des communiqués de presse, faire vivre son site internet, etc.

3/ Travailler toujours seul

Par peur de se disperser, de confier une partie de leur projet à des individus que ne le connaissent pas aussi bien qu’eux, trop de jeunes créateurs commettent l’erreur de vouloir faire systématiquement cavalier seul. Ce serait oublier qu’une entreprise se nourrit avant tout d’échanges ! C’est vrai sur le plan externe où le réseautage constitue une activité à part entière qui permet de trouver des appuis et d’ouvrir de nombreuses portes ; et c’est vrai aussi sur le plan interne où le travail en équipe, les échanges et la délégation sont des principes vitaux afin de nourrir son projet d’autres inspirations, d’autres intelligences que la vôtre… et de ne pas finir en burn-out.

4/ S’entourer de collaborateurs inefficaces

Certains répliqueront au point précédent : « Mieux vaut être seul que mal accompagné ». Mais le jeune entrepreneur ne peut courir le risque ni de l’une ni de l’autre de ces alternatives. Par manque de moyens ou par facilité, les créateurs d’entreprises sont souvent enclins à s’entourer de membres de leur famille, de proches ou de connaissances qui n’ont pour eux que leur bienveillance et leur disponibilité mais… pas forcément l’expertise requise. Or, un travail mal réalisé et nécessitant d’être repris à plusieurs reprises constitue une perte considérable de temps, d’argent et d’énergie consommée en management.

5/ Ne pas s’adapter au changement

La biologie nous apprend que les espèces les plus résistantes sont celles qui parviennent à s’adapter aux mutations de leur écosystème. Un entrepreneur doit donc se tenir au courant des évolutions du marché, cette faune parfois assujettie à de brutales variations. Arrivée d’un nouvel acteur, d’un nouveau produit, changement des habitudes de consommations… autant d’éléments à surveiller pour s’y adapter au plus vite, sous peine de finir hors course.

6/ Multiplier les erreurs de gestion financière

Ce point mériterait à lui seul un article entier tant il est cause de faillites d’entreprises (environ 50 % !). Se former aux différents ressorts de la gestion financière est fondamental au vu du nombre important de notions indispensables à maîtriser.

Pour ne pas se planter, il faut suivre les 6 commandements de la gestion de trésorerie et, notamment :

  • Chercher en permanence à atteindre le seuil de rentabilité ;
  • Prendre en compte le besoin en fonds de roulement (BFR) ;
  • Éviter toute sous-capitalisation, la surévaluation étant définitivement préférable ;
  • Veiller à la bonne santé de la trésorerie – les prêts et autres crédits doivent être contractés avec mesure.

7/ Ne pas gérer son portefeuille clients

Les clients sont ceux qui font vivre une entreprise : mieux vaut les traiter avec le plus grand soin. Ne négligez pas le concept d’expérience client, et veillez à la rendre la plus agréable possible. Cela doit également se traduire à terme par la mise en place d’une stratégie de fidélisation : une fois acquise, il faut tout faire pour ne pas laisser filer votre clientèle chez la concurrence. N'allez toutefois pas jusqu'à mettre tous vos œufs dans le même panier ! Un client reste une entité volatile et imprévisible et le fonctionnement d’une entreprise ne doit jamais se retrouver suspendu au paiement d’un seul de ses clients, aussi important soit-il.