January 10, 2022 fr_FR Il est temps de concrétiser votre projet. Suivez le guide pour réussir la création d’une entreprise et votre première année entrepreneuriale ! https://quickbooks.intuit.com/cas/dam/IMAGE/A03R40722/creation-entreprise.jpg https://quickbooks.intuit.com/fr/blog/creation-dentreprise/creation-entreprise/ Création d’entreprise : le guide pour réussir sa première année

Création d’entreprise : le guide pour réussir sa première année

Par L'Equipe QuickBooks January 10, 2022

Vous avez les idées et un business plan ? Vous êtes donc prêt à vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Mais quel statut choisir ? Et comment financer la création d’une entreprise ? Découvrez toutes les réponses à vos questions dans le guide ultime pour réussir sa première année entrepreneuriale.

Préparer la création d’une entreprise

Le statut juridique

Avant de créer votre entreprise, vous devez choisir un statut juridique. Ce dernier va définir la structure et le cadre juridique de la société. Comment faire ? Posez-vous les bonnes questions :

  • Quelle est la nature de l’activité de votre entreprise ? Artisanale, commerciale, industrielle… ?
  • Souhaitez-vous créer l’entreprise seul ou avec un associé ?
  • Y a-t-il un patrimoine à protéger ?
  • Y a-t-il un impact sur la protection sociale de votre entreprise ?
  • Avez-vous des perspectives d’embauche ?
  • Envisagez-vous d’ouvrir le capital à des actionnaires ?

Après avoir répondu à toutes ces questions, vous pourrez étudier les différents statuts d’entreprise existants et sélectionner celui qui vous correspond le mieux.

  • L’auto-entreprise est le statut idéal pour tester la viabilité d’un projet ou ajouter un complément de revenu. Vous cumulez le statut d’auto-entrepreneur et de salarié.
  • L’entreprise individuelle (EI) concerne les créateurs expérimentés qui connaissent le modèle économique de leur projet et souhaitent débuter seuls, ainsi que les entreprises dont le chiffre d’affaires et les financements sont limités.
  • L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) est soumise à l’imposition. L’EURL limite les risques financiers, c’est donc le statut idéal pour convaincre les investisseurs.
  • La société par actions simplifiées (SARL) propose une grande souplesse juridique. Vous bénéficiez de la défiscalisation de la rémunération du dirigeant, d’un capital social à fixer librement, et d’une responsabilité limitée aux apports.
  • La société anonyme (SA) permet de faire évoluer le projet de votre entreprise à moyen ou à long terme. Mais attention, pour être admissible, vous devez avoir au moins sept actionnaires et un capital social de 37 000 euros. La gestion de la SA est tenue par un conseil d’administration comprenant entre trois et dix-huit personnes.

Les obligations légales

En tant qu’entrepreneur, vous devez respecter plusieurs obligations légales. Pour commencer, procédez à l’immatriculation de votre entreprise. Vous obtiendrez ainsi l’acte de naissance de votre entreprise et pourrez obtenir :

  • le Kbis (la carte d’identité de l’entreprise) ;
  • le numéro SIREN ou numéro d’identification attribué par l’INSEE, (il doit apparaître sur tous vos documents commerciaux) ;
  • le numéro SIRET qui permet d’identifier votre entreprise ;
  • le code APE, soit le code qui indique l’activité principale de l’entreprise.

Ensuite, vous devez souscrire plusieurs contrats d’assurance, notamment l’assurance de responsabilité civile professionnelle (RC Pro) qui est obligatoire. D’autres assurances peuvent être nécessaires selon les besoins de votre entreprise :

  • l’assurance flotte ou véhicule automobile professionnel ;
  • l’assurance multirisques professionnelle ;
  • l’assurance de perte d’exploitation ;
  • l’assurance décennale professionnelle.

Enfin, si vous avez ouvert un commerce en ligne, pensez à rédiger et publier sur votre site les conditions générales de vente (CGV).

À savoir : chaque étape de la vie de votre entreprise doit être publiée dans un journal habilité. Ces annonces légales concernent notamment la création, la modification, ou la liquidation de l’entreprise.

La propriété intellectuelle

Vous souhaitez protéger votre idée ? Si vous ne pouvez pas la breveter, vous avez la possibilité de la défendre à travers un procès. Pour cela, décrivez-la le plus précisément possible. Vous disposez ensuite de trois options pour prouver que vous en êtes le créateur :

  • l’enveloppe Soleau ;
  • l’huissier de justice qui, lors d’un procès-verbal, constatera, datera et conservera l’idée pendant 25 ans ;
  • la société d’auteurs, qui conservera le document pendant minimum 4 ans.

Si vous êtes à l’origine d’un produit, d’un concept ou autre, vous pouvez user du droit de propriété intellectuelle. Vous avez ainsi le choix entre :

  • déposer un brevet, pour avoir un droit exclusif sur l’invention pendant 20 ans ;
  • obtenir les droits d’auteur ou la propriété industrielle ;
  • enregistrer la marque.

Pour déposer un brevet, vous devez faire une demande auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Vous aurez un dossier à compléter, qui comprend le formulaire de demande, un document pour préciser des informations supplémentaires sur votre invention, les redevances, et le nom des auteurs de l’invention. Si vous faites déposer le brevet par procuration, vous devez le préciser à l’intérieur du dossier.

S’associer et se faire accompagner

Le choix de l’associé

La création d’une entreprise peut se faire seul ou accompagner d’un ou plusieurs associés. Mais comment bien choisir votre associé ? Le réflexe est souvent de se tourner vers une personne de son entourage, pourtant ce n’est pas toujours une bonne solution. Votre associé doit :

  • être vecteur d’apports concrets ;
  • faire l’objet de vérifications (procédure en cours, marié sous le régime de la séparation…) ;
  • être minoritaire (avoir moins de 50 % des parts de l’entreprise) ou égalitaire (avoir 50 % des parts de l’entreprise.

Pour ajouter sa part au capital, l’associé peut donner un apport numéraire, en nature (biens matériels), ou en industrie (connaissances techniques, compétences…). Mais attention, dans le cas d’une société anonyme, l’apport en industrie est impossible.

Que faire si la collaboration ne fonctionne pas ?

Si vous créez votre entreprise avec un associé, vous devez aussi prévoir le mauvais fonctionnement de la collaboration. Le pacte d’associé (SARL) ou le pacte d’actionnaires (SA, SAS) est un acte juridique qui facilite le processus de séparation, dans le cas où un associé ou actionnaire souhaite se dissocier de l’entreprise.

Les accompagnements et les aides à la création d’une entreprise

Pour réussir la création d’une entreprise, vous pouvez vous faire accompagner par :

  • Un mentor. C’est une personne qui a déjà réussi à créer une entreprise. Son rôle ? Vous faire bénéficier de son expérience et vous introduire dans son réseau.
  • La chambre des métiers et de l’artisanat (CMA). Cet organisme vous aide à développer votre entreprise à travers des services (immatriculation…), des formations…
  • Le centre de gestion agréé (CGA). Le CGA vous aide à gérer votre entreprise, à gérer votre fiscalité, mais aussi à prévenir les éventuelles difficultés. Il s’adresse principalement aux sociétés qui font des bénéfices commerciaux ou industriels.
  • L’incubateur. Cette structure d’accompagnement aide les entrepreneurs à concrétiser leur projet en leur fournissant les outils nécessaires à la création d’une entreprise.

Trouver les financements pour créer une entreprise

Les investissements nécessaires à la création d’une entreprise

Pour créer votre entreprise, vous devez assurer quelques investissements, notamment :

  • le dépôt du nom de l’entreprise ;
  • l’achat d’un local (et la rénovation si nécessaire) ;
  • l’achat d’un ou plusieurs véhicules ;
  • l’achat du matériel informatique et du mobilier.

Une fois installé, il vous faudra prévoir un budget pour gérer vos charges fixes mensuelles et vos charges ponctuelles, à savoir :

  • le loyer ;
  • les factures (électricité, internet…) ;
  • le salaire des employés ;
  • les charges sociales et patronales ;
  • la communication externe (publicité, référencement…)…

Les financements externes

Pour vous aider à créer votre entreprise, vous pouvez faire appel à des financements externes.

  • Le prêt bancaire. Pour faire une demande d’emprunt, préparez un dossier qui comprend votre business plan, et présentez-le à la banque. Un projet concret et viable convaincra plus facilement les organismes bancaires.
  • Le microcrédit personnel. Si vous n’avez pas pu obtenir un prêt classique, vous pouvez demander à contracter un microcrédit. Ce dernier, accordé par un organisme habilité (ADIE…), peut aller jusqu’à 10 000 euros. Attention : pour l’obtenir, votre entreprise doit exister depuis au moins cinq ans.
  • Le prêt d’honneur. Réservé aux projets innovants, ce prêt est attribué par les réseaux d’accompagnement. Vous pouvez débloquer jusqu’à 90 000 euros, et ce, sans garantie ni caution personnelle.
  • Le crédit-bail (ou leasing). Il s’agit d’un prêt particulier : l’organisme bancaire qui vous l’accorde devient propriétaire du bien.

Pour financer vos projets de création d’entreprise, l’État a également mis à la disposition des entrepreneurs des subventions et des aides à la création d’entreprise.

  • Le prêt NACRE, un emprunt à taux zéro sur cinq ans.
  • L’ARE, où le maintien des allocations chômage au prorata de vos revenus.
  • L’ARCE, qui intervient comme complément à l’ARE. Il représente 45 % des revenus perçus par l’ARE.
  • L’ACRE, qui vous exonère d’une partie des charges sociales. Cette aide peut être cumulée avec l’ARE et l’Arce.

Les financements personnels

Il n’y a pas que les financements externes sur lesquels vous pouvez compter pour financer votre entreprise. Vous avez aussi la possibilité d’ajouter des fonds propres pour financer la création de votre entreprise. Ces derniers comprennent :

  • les fonds personnels ;
  • les levées de fonds, si vous faites appel aux investisseurs ;
  • le love money, soit la générosité de vos proches (prêt, don…).

Si vous n’avez pas de fonds propres, et que vous ne souhaitez pas contracter de crédit, pas de panique ! Vous pouvez aussi vous lancer sans argent. La micro-entreprise est une solution simple pour créer une entreprise sans investissements : vous cumulez le statut d’employé et de micro-entrepreneur, à la condition qu’il n’y ait aucune concurrence entre les deux activités.

Il existe deux autres solutions pour créer une entreprise sans ressources financières :

  • la période de formation,
  • la couveuse d’entreprise.

La couveuse d’entreprise est un dispositif d’accompagnement ouvert à tous ceux qui souhaitent apprendre à entreprendre. Avec le contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE), l’apprenant est accompagné par une autre entreprise ou une association spécialisée. Vous bénéficiez également d’un hébergement juridique et fiscal pour exercer votre activité sans vous immatriculer. Vous pouvez donc vérifier la viabilité de votre projet sans créer d’entreprise !

Gérer l’activité de l’entreprise

Les secrets d’une gestion irréprochable

Pour piloter votre entreprise sereinement, vous devez prévoir un budget suffisant pour pallier les absences d’activités. Si vous suivez votre business plan, vous aurez toutes les clés pour bien développer l’activité de votre entreprise.

Les erreurs de gestion ne sont pas inévitables : avec de l’organisation et de la rigueur, vous pourrez les éviter et réussir votre première année d’entrepreneuriat. Vous devez donc impérativement conserver l’intégralité de vos documents, en tenant compte des délais définis. Pensez à vérifier les durées de conservation de vos documents comptables pour savoir combien de temps vous devez les archiver.

À savoir : vous pouvez toujours compter sur l’aide de votre expert-comptable pour gérer votre activité d’entreprise. Ce dernier pourra vous conseiller sur la gestion de votre comptabilité, vous accompagner dans votre recherche de financement, mais aussi vous aider à monter des dossiers ou dresser un bilan prévisionnel.

Les outils indispensables de l’entrepreneur

Les outils divers

Ne négligez pas le digital lors de la création de votre entreprise ! Mettre en place les bons outils de productivité, c’est assurer une meilleure gestion de votre entreprise. Oubliez le tableur classique pour planifier vos publications sur les réseaux sociaux, optez plutôt pour un logiciel adapté (comme Hootsuite, Facelift Cloud ou encore Buffer). L’avantage ? Un seul outil vous permettra d’administrer l’ensemble de vos comptes sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram, LinkedIn…).

Selon la nature de votre activité, vous aurez besoin de certains outils. Voici une liste non exhaustive de logiciels, classés par catégories d’utilisation, que vous devez acquérir :

  • Les outils de visioconférence : Google Meet, Microsoft Teams…
  • Les messageries instantanées : Slack, Hangouts, Google Duo…
  • Les CMS, pour concevoir votre site web en toute autonomie : WordPress, Joomla, Drupal…
  • Les outils de gestion de projet : Trello, Asana…

Le logiciel de comptabilité

Parmi les nombreux outils à utiliser, l’un d’eux est indispensable à votre entreprise : le logiciel de comptabilité. Quelle que soit la nature de votre activité, vous aurez besoin de cet outil pour gérer et mettre à jour votre trésorerie, mais aussi pour éditer des documents officiels (factures, devis…).

Avec un logiciel de comptabilité, vous serez conforme à la loi et pourrez exercer votre activité en toute légalité. Mais quel outil choisir pour votre entreprise ? QuickBooks vous propose une solution SaaS, 100 % en ligne. Le petit plus : vous pourrez vous connecter à d’autres applications comptables (recouvrement, paiement à distance…).

Mais ce n’est pas tout, l’outil vous offre bien d’autres avantages :

  • la gestion de vos livres comptables ;
  • le suivi des opérations en temps réel ;
  • l’automatisation des tâches récurrentes…

Conservées en ligne (et en toute sécurité), vos données sont accessibles partout et à tout moment. Que vous soyez au bureau ou en déplacement, vous pouvez consulter vos documents, envoyer une facture conforme à vos clients…

De plus, les mises à jour du logiciel sont automatiques. Plus besoin de surveiller vos paramètres pour être sûr d’utiliser la dernière version de votre outil. Vous gagnez du temps, et de la tranquillité !

Créer une entreprise ne s’improvise pas ! Prenez le temps d’établir un business plan solide pour mettre toutes les chances de votre côté lors de vos demandes de prêt. Et pour gérer votre activité, munissez-vous des bons outils : un logiciel de comptabilité est la priorité ! QuickBooks vous offre toutes les fonctionnalités indispensables pour bien démarrer votre activité et réussir votre première année d’entrepreneuriat.

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QuickBooks est le logiciel de comptabilité intuitif pour les entrepreneurs français. QuickBooks offre aux TPE, micro-entrepreneurs et indépendants un logiciel de facturation en ligne complet pour gérer en ligne la trésorerie, la gestion commerciale et la tenue de tableaux de bord. Lire plus