Le plan comptable général : quèsaco ?

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Le plan comptable général (ou PCG pour les intimes, dont vous serez bientôt), est un ensemble d’articles s’adressant à toute entreprise tenue par la loi d’établir des comptes annuels. Il définit la pratique de la comptabilité et les règles comptables qui vont être applicables par les entreprises. Pour le dire autrement, c’est un document qui regroupe l'ensemble des comptes utiles dans la vie de votre entreprise, et ce, quel que soit votre secteur d'activité. Cela vous paraît bien simple pour l’instant ? Ça va se complexifier… Mais pas tant que ça, rassurez-vous. Sans aller jusqu’à prétendre que nous allons en faire votre livre de chevet, nous vous offrons ici une première approche afin que vous puissiez y voir un peu plus clair.

 

À quoi sert le plan comptable général ?

Pour vous motiver à bien prendre le temps de le comprendre, il apparaît judicieux de commencer par vous exposer ce à quoi il va bien pouvoir vous servir. Ainsi, le PCG permet de :

  • Rappeler les objets et les principes de la comptabilité, ce qui est rarement superflu.
  • Définir les principales notions utilisées : bilan, compte de résultat et annexe, passif et actif, produits, charges et résultat, règles de comptabilisation et d'évaluation, etc.
  • Préciser les règles de tenue des comptes et fournir notamment la nomenclature complète de ceux-ci.
  • Décrire les documents de synthèse (comptes annuels).
  • Affiner ses connaissances comptables en reprenant en annexe certaines règles de comptabilisation particulières, ainsi que des avis du Conseil national de la comptabilité et du Comité d'urgence.

 

De quoi le plan comptable général est-il composé ?

Le plan comptable se divise en 8 classes, qui représentent autant de regroupements de comptes de même nature, structurés sous forme d’arborescences où tous les comptes se décomposent à leur tour en sous-ensembles. Ces classes permettent de répartir toutes les opérations de votre entreprise dans les comptes pertinents. Voici ces fameuses classes :

  • Classe 1 : comptes de capitaux

Elle est présente au passif du bilan puisque les capitaux propres (capital social, réserves, résultats, etc.) représentent les dettes de la société, vis à vis des associés et actionnaires.

  • Classe 2 : comptes d'immobilisation

Elle regroupe les éléments dont votre entreprise va avoir besoin sur le long terme : l’actif immobilisé. On y distingue les immobilisations incorporelles (fonds de commerce, brevets, etc.), les immobilisations corporelles (matériel, véhicules, etc.) et les immobilisations financières (cautions données, actions, parts sociales, etc.).

  • Classe 3 : comptes de stock et d'en-cours

Ici, à l’inverse de la classe précédente, on rassemble les biens qui ne sont pas voués à rester durablement dans votre entreprise (produits finis, stock, etc.). On parlera donc d’actif circulant.

  • Classe 4 : comptes de tiers

Les comptes de cette classe jouent sur les deux tableaux : à l’actif (notamment les créances clients) et au passif (dettes fiscales, dettes fournisseurs, dettes sociales, etc.)

  • Classe 5 : comptes financiers

Actif ou passif, puisqu’on y retrouve les fonds disponibles de votre entreprise mais aussi les sommes dues aux banques (notamment les découverts bancaires).

  • Classe 6 : comptes de charges

Les différentes charges de l’entreprise, comme les achats qu’elle a dû effectuer.

  • Classe 7 : comptes de produits

Elle regroupe les ventes de l’entreprise et les produits financiers (intérêts, etc.).

  • Classe 8 : comptes spéciaux

Assurément la moins plébiscitée de toutes, on y retrouve les différents engagements hors bilan (crédit baux, affacturage, etc.)
Pour mieux comprendre comment s’articulent ces 8 classes, il faut garder à l’esprit la répartition suivante :

  • Les classes 1 à 5 correspondent aux comptes de patrimoine de l’entreprise qui vont permettre, à la clôture de son exercice, de réaliser son bilan.
  • Les classes 6 et 7 servent quant à elle à calculer le résultat de l’entreprise, et donc, à en établir le compte de résultat.
  • Quant à la classe 8, comme son nom le suggère, elle est spéciale, donc à part.

Comment bien se servir de son PCG ?

Chacune des 8 classes du PCG est, comme nous l’évoquions plus haut, bâtie en arborescence. On y retrouve donc diverses sous-classes désignées par 2 chiffres, dont le premier correspond au numéro de la classe. Ces mêmes sous-classes sont ensuite décomposées en comptes à 3 chiffres dont les 2 premiers correspondent à la sous-classe. Vous êtes perdus ? Voici un exemple :

Classe 4 : Compte de Tiers

Sous-classe 40 : Fournisseurs

Compte 408 : Fournisseurs, factures non parvenues

 

Pour ne pas se perdre dans la multitude de chiffres et utiliser le PCG de la manière la plus efficiente possible, la clef réside dans l'identification de l’opération comptable que vous souhaitez classer. Pensez donc toujours à effectuer cette identification en repérant, dans l’ordre : la classe dans laquelle l’opération s’insère, puis sa sous-classe et enfin le compte exact dédié.