TPE-PME : enfin des signes de reprise !

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L’heure n’est pas encore à la fête dans les TPE et PME françaises, mais il y a tout de même quelques raisons de retrouver le sourire. La dernière enquête de conjoncture de Bpifrance (la banque publique d’investissement), publiée en août, met en effet en évidence certains signes de reprise dans l’activité du pays. Si tous les voyants ne sont pas encore au vert, il s’agit d’un bon signal pour les entrepreneurs Français.

 

Une hausse du CA anticipée

Alors, les TPE-PME, ça va mieux ? Avant de répondre en détail à cette épineuse question, faisons un petit point méthodologie. La 61e enquête semestrielle de conjoncture menée par Bpifrance a été réalisée par interrogation de 28 600 entreprises de 1 à 249 salariés, au début du mois de mai. Cette analyse s’appuie sur un échantillon de 4 373 réponses — reçues avant le 12 juin 2015.

Voilà pour la méthode employée. Que nous apprend cette étude ? Que le secteur des TPE-PME se porte de mieux en mieux, merci pour lui. Bpifrance note en effet “une amélioration de la situation financière quasi-générale”, même si le dynamisme “se limite encore (…) aux PME de grande taille et aux entreprises innovantes et performantes à l’international”.

Ainsi, les perspectives d’activité ont rebondi par rapport à la précédente enquête de Bpifrance, réalisée en novembre 2014. 31% des PME anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires cette année, et 27% une baisse. Si l’on compare ces chiffres à ceux de novembre 2014, on s’aperçoit que les perspectives d’évolution de l’activité ont augmenté de 4%. Une première bonne nouvelle.

 

Jean qui rit, Jean qui pleure

Pourtant, derrière cette bonne nouvelle, toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. Ainsi, les TPE-PME en phase de croissance se trouvent en général dans les secteurs industriels et des services aux entreprises. Elles présentent, on l’a vu, toujours deux caractéristiques : elles sont innovantes et exportatrices.

Pour le transport, le commerce et les services aux particuliers, la stagnation est (quasi) totale. En revanche, Bpifrance pointe du doigt les difficultés (voire le déclin !) rencontrées par les entreprises non-innovantes de moins de 10 salariés, dans les secteurs du tourisme et de la construction.

Reste que la reprise s’observe également dans l’accès au crédit de trésorerie, puisque seules 21% des PME disent avoir rencontré des difficultés pour obtenir des concours financiers à court terme. La proportion la plus basse depuis trois ans. Révélateur également, l’emploi dans les TPE-PME, qui s’accroît faiblement — mais qui s’accroît quand même. Les intentions d’investissement concernent, enfin, 45 % des PME de l’échantillon. On reste loin des 60 % d’avant la crise de 2008, mais… ça va mieux !

 

Quand l’appétit va, tout va

Forcément, ces signes de reprise jouent sur le moral des entrepreneurs. Et l’enquête de Bpifrance le démontre :

  • les entrepreneurs à avoir une opinion positive sur l’évolution de leur activité sont 4 % plus nombreux que ceux à avoir une opinion négative ;
  • pour la seule année 2015, ils sont même 26 % plus nombreux à avoir le sourire ;
  • ils sont 5 % de plus à déclarer une évolution positive de leur carnet de commande.

Ces informations sur le moral des entrepreneurs pourraient contribuer, selon Bpifrance, “à desserrer les freins à l’investissement et à l’embauche” durant le second semestre de 2015. Rendez-vous à la fin de l’année pour le vérifier !

 

Et vous, comment se porte votre activité ? Êtes-vous optimiste ou pessimiste pour les prochains mois ? On en parle sur Facebook (QuickBooks Entrepreneurs) et sur Twitter (@QuickBooksStart) !