Quels statuts ont été choisis par les créateurs d’entreprise en 2014 ?

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Créer sa boîte, c’est d’abord… en choisir la forme juridique. Auto-entreprise ? SAS ? EURL ? SARL ? La question en a taraudé plus d’un d’entre nous ! Et pour cause : ce choix peut avoir d’importantes conséquences pour l’avenir de la société créée. L’APCE et l’Insee ont communiqué les chiffres de la création d’entreprise en France en 2014. Pas de surprise : la SARL — un classique de chez classique — reste le statut majoritaire parmi les sociétés enregistrées aux registres du commerce et des sociétés.

 

Une légère hausse en 2014

Première bonne nouvelle : selon l’APCE (Agence pour la création d’entreprise) et l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), les chiffres de la création d’entreprise en France repartent à la hausse. Une augmentation de 2 % par rapport à 2013 — entre 2012 et 2013, la baisse était également de 2 %.

Depuis 2011, les chiffres restent stables, avec un volume de création d’entreprises aux alentours de 550 000. Toutes les formes d’entreprise sont représentées (EURL, SARL, SAS…). L’apport du régime de l’auto-entreprise, mis en place en 2009 et fusionné depuis décembre 2014 avec le régime du micro-entrepreneur, se confirme : il représente toujours plus de la moitié des créations — 51 % en 2013 et 2014, une légère baisse par rapport aux 58 % de 2011.

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La SAS monte en force

Ce n’est guère surprenant : la SARL reste le statut majoritaire parmi les sociétés enregistrées aux registres du commerce et des sociétés — ce qui n’est pas le cas des micro-entreprises. Oui, mais les choses sont peut-être en train de changer : selon les chiffres de l’INSEE, les sociétés créées sous forme SARL sont moins nombreuses. Il ne s’agit pas d’un épiphénomène : c’est le cas chaque année depuis 2012. La part des SARL passe ainsi de 77 % en 2012 à 57 % en 2014. Les SARL unipersonnelles (EURL) ne sont pas épargnées : elles sont également moins nombreuses.

Le coupable ? Peut-être est-ce la SAS (Société par actions simplifiées). La part des SAS augmente en effet chaque année. Cette forme juridique représentait déjà 39 % des créations de sociétés. Se dirige-t-on vers une inversion du rapport SAS/SARL dans les prochaines années ? L’avenir le dira !

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La SAS, un statut avantageux

Si la SAS remporte de plus en plus de succès, il faut bien le dire : ce n’est pas un hasard ! Ce statut juridique présente en effet certains avantages, notamment face à la SARL :

  • elle peut être constituée par un seul fondateur au départ, contrairement par exemple à la SA qui nécessite 7 actionnaires ;
  • elle bénéficie d’un formalisme simplifié ;
  • la cession des parts est facilitée par l’absence de processus d’agrément et de préemption obligatoire ;
  • être gérant d’une SAS permet de bénéficier du régime général de la Sécurité sociale…

Restent quelques inconvénients malgré tout : la SAS ne peut en effet pas faire d'appel public à l’épargne, elle impose toujours de recourir à un commissaire aux comptes, et son capital initial reste élevé (37 000 euros). Mais quand on aime…

 

Et vous, comment avez-vous commencé votre aventure entrepreneuriale ? Par un statut d’autoentrepreneur ? Avez-vous vu plus grand dès le départ ? Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux pour en discuter !