Qu’est-ce que le growth hacking ?

Vous n’avez jamais entendu parler du growth hacking ? Pas de panique, c’est compréhensible : l’expression est encore assez peu utilisée en France. Pourtant, cette technique d’accélération du développement des entreprises et des startups pourrait bien être le « must » de demain !

 

Growth hacking, euh hein ?

Commençons par bien définir ce dont nous parlons : le « growth hacking », que l’on aurait envie de traduire par « croissance maligne » dans notre belle langue, est un ensemble de techniques marketing, de données, de vente, le tout accompagné d’une sacrée dose d’anticonformisme. L’objectif derrière tout ça ? Accélérer encore et encore la croissance des entreprises.

Le growth hacking est un phénomène qui a le vent en poupe. Le très sérieux magazine économique américain Forbes lui a consacré la bagatelle de dix articles en moins de 18 mois, entre décembre 2012 et août 2014. De nombreuses entreprises et startups s’y sont mises : Facebook, Airbnb, Twitter, Dropbox, Groupon, Instagram, LinkedIn, Pinterest, Google, Udemy, Youtube…

 

Une ode aux nouveaux outils marketing

Le growth hacking s’appuie, pour réussir, sur tous les nouveaux outils du marketing moderne. En premier lieu, le content marketing, qui consiste à définir une stratégie de contenus en ligne. Ensuite, une présence efficace et dynamique sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter notamment, voire Pinterest et Instagram pour pousser l’expérience encore plus loin) est incontournable. Enfin, la personnalisation de l’échange complète la démarche de growth hacking : chaque client doit se sentir personnellement écouté par la marque à qui il s’adresse. On ne communique plus en « one to many », mais en « one to one », c’est-à-dire d’individu à individu — sans rapport de force !

 

Une démarche en 5 étapes

Le growth hacking — pas facile à prononcer, n’est-ce pas ? — peut donc aider votre entreprise à décoller et à être (re)connue du grand public. Mais comment fonctionne-t-il ? Selon Dave McClure, entrepreneur et business angel, la réponse tient en 5 étapes, le AARRR (soit le bruit que font les pirates dans les films, comme quoi tout se tient) :

  • A comme Acquisition, via le référencement naturel, l’emailing ou les articles dans la presse.
  • A comme Activation, une phase dans laquelle le client agit sur votre site : il commente, s’inscrit à une newsletter, crée son propre compte, « aime » votre page Facebook…
  • R comme Rétention, l’étape qui consiste à faire revenir le client/visiteur sur son site internet, par exemple via de l’emailing ou des publications sur les réseaux sociaux.
  • R comme Referral, où c’est le client qui devient un vecteur de communication auprès de ses connaissances, en partageant vos articles sur Facebook ou Twitter, voire par e-mail.
  • R comme Revenue (chiffre d’affaires), la phase ultime, celle du succès d’une opération, dans laquelle le client paie finalement pour le service ou le produit que vous proposez.

5 sources pour tout savoir sur le growth hacking

Le concept vous plaît, et vous voulez en savoir plus ? Voici 5 liens pour avoir toutes les informations nécessaires, et quelques conseils de pros sur le growth hacking :

  • Le blog Growhack.com. Son ambition ? Vous apprendre comment obtenir votre premier million d’utilisateurs. Pour cela, il compile des conseils, des vidéos, des tutoriels ou encore des interviews. Précieux, même s’il faut parler anglais pour tout comprendre ! But you do, right ?
  • « Comment lancer un business en 15 jours avec le growth hacking », par Oussama Ammar. Une vidéo d’une trentaine de minutes qui synthétise l’intérêt du growth hacking, notamment en phase de lancement des projets entrepreneuriaux. Réalisée par l’incubateur TheFamily, elle permet de reprendre les bases du sujet, et d’en comprendre toutes les possibilités !
  • « The 5 phases of growth hacking », sur Mashable.com. Nous vous avons parlé plus haut des 5 phases, celles qui font AARRR. Cet article vous permettra d’aller plus loin sur cette stratégie ! Attention, c’est en anglais, comme tous les articles de Mashable — mais ça n’en reste pas moins incontournable.
  • « Les outils du growth hacking », par Julien Le Coupanec. Une autre vidéo réalisée par les équipes de TheFamily, qui présente cette fois les outils à disposition du growth hacker : réseaux sociaux, mails, blogs… à quelle fréquence les utiliser ? La réponse dans cette vidéo !
  • « Growth hacking : How startups grow from 0 to millions of users », sur Slideshare.com. Retour à l’anglais pour ce slideshare très complet sur le growth hacking. Pour qui ? Pour quoi ? Comment ? Toutes les réponses à ces questions vous seront données par Mattan Griffel, CEO de One Mouth, une startup !

5 conseils pour vous mettre au growth hacking

Avec les sources dont nous venons de parler, vous devriez pouvoir comprendre l’intérêt du growth hacking pour votre entreprise ou votre startup. Voici, pour finir, 5 conseils pour débuter en toute sérénité.

  • Créez un blog ! C’est la première démarche du content marketing, l’une des bases du growth hacking. Parlez de vous, un peu, et de votre secteur d’activité, surtout. Ne soyez pas auto-centré, montrez-vous engageant et percutant !
  • Créez un compte Twitter. Facebook, c’est bien, mais les influenceurs se trouvent plutôt sur le réseau qui gazouille. D’où l’intérêt d’y être présent, d’y chercher les personnes qui comptent et de les suivre — en espérant qu’elles finissent par en faire de même.
  • Créez du réseau. Le réseau, ça ne compte pas uniquement pour trouver un stage de troisième pour le petit dernier. Invitez des personnes reconnues à s’exprimer sur votre blog. Vous pourrez du même coup profiter de leurs audiences !
  • Engagez un community manager. Gérer les réseaux sociaux, c’est du boulot. Ça tombe bien, c’est aussi un métier. Le community manager vous aidera à comprendre l’impact de vos campagnes de communication sur Facebook et Twitter. Au besoin, externalisez : c’est moins cher !
  • Votre première marque, c’est vous. Le growth hacking fonctionne aussi avec une bonne dose de personal branding. Soyez original, percutant et impertinent dans votre façon de communiquer !

Et vous, vous en pensez quoi du growth hacking ? Est-ce que vous envisagez de vous y mettre ? Dites-nous tout dans les commentaires !