Les nombreuses formes de rémunération du dirigeant d’entreprise

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Salaire, mandat de gestion… il existe de multiples formes de rémunération pour un dirigeant d’entreprise. Lesquelles correspondent à votre situation ? Qu’est-ce qui doit vous aider à prendre votre décision ? Réponse tout de suite !

Vous êtes un entrepreneur individuel : rémunération sur les bénéfices

Entreprise individuelle (EI), entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) ou auto-entreprise (AE) : c’est le cas le plus simple ! Si vous êtes ce que l’on appelle un entrepreneur individuel (et donc un travailleur non salarié), votre rémunération correspond en effet à votre chiffre d’affaires, moins les charges professionnelles auxquelles vous devez faire face (URSSAF, RSI, loyers professionnels…). Légalement, l’entrepreneur acquiert son revenu en fin d’exercice. C’est le résultat de son entreprise qui constitue sa rémunération.

Vous êtes le gérant d’une SARL : rémunération fixée en AG

Ça se complique un peu... mais pas trop ! Le gérant majoritaire d’une SARL (Société à Responsabilité Limitée) est affilié au régime des travailleurs non salariés. Sa rémunération est fixée en assemblée générale. Si le gérant est égalitaire ou minoritaire dans la SARL, il ne cotise pas au RSI, mais au régime général de la Sécurité sociale. Son statut ? Assimilé salarié.

Les dividendes peuvent constituer une source de revenu complémentaire. Il s’agit d’une somme qui peut être distribuée à l’ensemble des associés en fin d’exercice — lors de l’assemblée annuelle d’approbation des comptes sociaux et selon un vote de l’AG — lorsque l’examen des comptes fait apparaître un bénéfice distribuable !

Vous dirigez une SA, une SAS ou une SASU : rémunération

Dans le cas d’une Société Anonyme, d’une Société par Actions Simplifiée ou d’une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle, la rémunération de ce dirigeant est similaire à celle d’un dirigeant de SARL. Le salaire est fixé en assemblée générale, tout comme les dividendes qui sont constatés en assemblée annuelle d’approbation des comptes sociaux et dont la distribution fait l’objet d’un vote en AG. Le premier rémunère le travail, et le second le capital — c’est-à-dire les sommes versées par les actionnaires lors de la constitution de l’entreprise et/ou la vie de celle-ci.

Alors, salaire ou dividendes ?

Bonne question ! Les uns et les autres ont leurs avantages. Du côté du salaire :

  • Il est fixe, ce qui signifie que vous aurez une certaine sécurité financière — jusqu’à un certain point : quand on ne peut plus se payer, on ne se paye plus.
  • Il procure une bonne couverture sociale.
  • Il permet, dans la plupart des cas, de cotiser au régime général des salariés, ce qui est un véritable « plus » dans la vie quotidienne et en cas de pépin.
  • Il est déductible des charges de l’entreprise.

S’agissant des dividendes, l’avantage principal est le suivant : ils bénéficient d’une fiscalité avantageuse.

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Le conseil de l’Expert Masqué

Si vous êtes un dirigeant associé unique, ou presque, et que vous détenez la totalité du capital, méfiez-vous du tout dividendes ! S’ils sont avantageux d’un point de vue fiscal, ils ne sont en général distribués qu’une fois dans l’année. Il faut donc avoir les reins solides. La meilleure solution, c’est encore de mélanger les deux : une part fixe « raisonnable » pour ne pas trop impacter les résultats de l’entreprise, et une part dividendes pour se faire plaisir en fin d’année.

N’oubliez pas non plus les « à-côtés » du salaire du chef d’entreprise : avantages en nature (voiture, ordinateur, smartphone, tablette…), primes d’intéressement, de participation (pour les entreprises de plus de 50 salariés), intérêts de comptes courants d’associés… Sous certaines conditions, ils peuvent être déduits des charges de la boîte. Un coup de fil à votre expert-comptable adoré vous éclairera sur le sujet !