Questions – Réponses : 7 idées reçues sur les entrepreneurs (et leurs répliques cinglantes !)

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Ah, les entrepreneurs, ces êtres à part sur lesquels circulent beaucoup d’idées reçues parmi le commun des mortels… Allez, démontons avec humour, sarcasme et parfois un peu de hargne (il faut bien se défendre !) quelques-uns des clichés qui perdurent sur cette profession pas comme les autres.

On n’est pas là pour se plaindre, puisque nous avons fait ce choix, mais pour mettre à mal des lieux communs dont on se serait bien passés !

Si t’es entrepreneur, c’est surtout pour faire de l’argent c’est ça ?

Non, non ! Moi, mon objectif à terme, c’est d’être payé uniquement en pogs et en calissons d’Aix ! Bien sûr que le but est d’en vivre et si possible bien, comme n’importe quel métier, mais le fantasme du patron à l’âme stipendiée par l’avidité est si loin de la réalité du petit entrepreneur… Une entreprise c’est d’abord un rêve, parfois très humble, qu’on essaye de réaliser.

Il n’y a quand même pas mieux que de pouvoir bosser de chez soi, non ?

Oh oui ! Comme ça entre une lessive et une séance de travail, je peux faire des câlins à mon chat. Le choix que font certains entrepreneurs de travailler à domicile se fait bien souvent par défaut, dans l’attente de moyens suffisants pour trouver d’autres locaux (eh oui, il faut parfois réduire au maximum ses dépenses). Le grand succès des espaces de coworking est d’ailleurs là pour le prouver. Ne pas cloisonner vie privée et vie professionnelle et n’avoir comme interactions sociales dans une journée qu’un potentiel fournisseur par Skype et sa boulangère, ça n’a rien de bien réjouissant.

T’as besoin d’être le chef, en fait ?

Oui, j’aime exploiter mon prochain et voir perler sur son front la promesse d’un futur bénéfice pour moi ! Si certains entrepreneurs se sentent l’âme d’un chef (d’orchestre), d’autres redoutent au contraire la partie management (vous voulez des conseils ?) ; mais c’est un des défis qu’ils ont accepté de relever en se lançant dans l’aventure.

Personne ne te dit quoi faire, c’est quand même l’idéal, non ?

Pas forcément, s’en remettre en permanence à soi peut être épuisant mentalement et l’on s’aperçoit vite qu’un encadrement professionnel permet une certaine forme de confort.

Qu’est-ce que ton concept a d’innovant, il y en déjà plein qui le font, non ?

Oui, mais ça c’est secondaire, en parallèle je lance une collection de parapluies à capteurs solaires ! Un projet n’a pas besoin d’être révolutionnaire pour être prometteur, rares sont les concepts complètement inédits. L’immense majorité des entreprises qui réussissent ne font « que » (excusez du peu !) proposer des produits ou des services déjà existants (ou assez proches) mais dont l’offre est suffisamment bonne pour rencontrer une demande.

T’as fait quelle école de commerce ?

Ben, HEC après un crochet par Harvard, quelle question ! Si c’est un plus indéniable d’avoir eu une formation aux métiers du commerce, on voit évidemment de tout dans les rangs des entrepreneurs. Parmi eux, on trouve bon nombre d’ingénieurs par exemple, mais également des salariés ou des étudiants de tous horizons qui ont fait parfois émerger des projets florissants en autodidacte, à grands coups de volonté et de talent !

Toi t’as pas d’horaires, tu peux t’accorder grasses mat’ et vacances autant que tu veux ?

Je n’ai tellement pas d’horaires que je fais parfois des journées de 12 h ! Et même après ça, je ne suis pas fichu de décrocher ! Si le réveil de l’entrepreneur est parfois peut-être plus souple (je dis bien « parfois » et « peut-être » !), le coucher est bien souvent empreint de remises en question et de turpitudes. Sans compter que l’autoculpabilisation ne rôde jamais bien loin lorsque vient le moment de s’accorder quelque repos. Quant aux vacances, qui va se charger de faire tourner la boutique en mon absence ? Et... quoi ? Des congés payés dis-tu ? Qu’est-ce que c’est ?

 

Il y a évidemment d’autres questions-clichés auxquelles les entrepreneurs ont droit de temps à autre (elles peuvent être thématiques : la graveleuse, « Toi, tu rêves déjà d’une secrétaire en tailleur, je me trompe ? » ; la machiste, « Tu penses qu’en tant que femme, t’arriveras à te faire respecter dans ce milieu ? » ; la révolutionnaire, « Ah, mais en fait t’es capitaliste ? »).

Parfois, ça pourrait faire du bien d’y répondre franchement afin de démonter les idées reçues qui collent à la peau de la profession.

Crédits image : Kraphix - Freepik