Levez de l’argent grâce à… la love money !

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Il est possible de lever un peu d’argent pour lancer votre business grâce à la famille et aux amis — on appelle cela la « love money » (l’argent de l’amour… et non l’amour de l’argent). Vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée ? Voici pourquoi vous vous trompez. Et comment procéder, aussi — sinon ce n’est pas drôle.

 

Les cousins, les copains et les cinglés

Il est parfois difficile de convaincre les investisseurs, qui n’aiment pas voir un projet partir de zéro — sur le compte en banque, bien sûr. Pourtant, vous n’avez pas un sou en poche. Pourquoi ne pas faire appel à la love money, c’est-à-dire à l’argent de ceux qui vous aiment ? Contrairement à ce que l’on pense au premier abord, il peut s’agir d’une bonne idée pour lancer votre business. Vos proches sont ceux qui vous connaissent le mieux a priori. Ils peuvent vous être de bons conseils — encore plus s’il y a de l’argent en jeu — pour votre aventure entrepreneuriale. Ainsi, pour les convaincre, parlez-leur en détail de votre projet, et des raisons qui vous poussent à croire que cela ne peut que cartonner. Faites leur parvenir un business plan. Répondez à toutes les questions qu’ils peuvent se poser. Vous devrez être capable de leur expliquer :

  • De combien vous avez besoin ;
  • Pourquoi vous avez besoin de cette somme ;
  • Comment vous allez la dépenser ;
  • À quel moment et sous quelles conditions vous serez capable de rembourser ;
  • Les risques qu’ils prennent.

Bref, faites en sorte que votre demande ne soit pas celle d’un fou, mais bien celle d’une personne raisonnable et sensée. À propos, sachez qu’on appelle aussi cet argent, l’argent des 3 C : les Cousins, les Copains et les Cinglés… À vous de voir ce que cela veut dire !

 

La loi est de votre côté

Papa est OK, Maman un peu moins ? Sachez que depuis la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d’achat) et la loi Madelin, vous disposez de deux arguments de poids en votre faveur. L’objectif de ces deux initiatives juridiques ? Inciter les particuliers à investir dans l’entrepreneuriat en France.

Ainsi, la loi TEPA stipule qu’un investisseur — contribuable de l’ISF, ce qui suppose un certain confort de vie, n’en parlez donc pas à Tata Simone et son bas de laine — peut bénéficier d’une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 50 % de son investissement, dans la limite de 45 000 euros. La loi Madelin, elle, indique qu’un investissement dans une startup permet de déduire 18 % des sommes investies de l’impôt sur le revenu — une disposition plafonnée à 50 000 euros d’investissement pour une personne seule et à 100 000 euros pour les couples mariés ou pacsés ; ce qui donne respectivement accès à 9 000 euros et à 18 000 euros de défiscalisation maximum.

La love money ? Un accord gagnant-gagnant !

 

Quelques précautions tout de même

Lorsque l’on fait appel à la love money, deux précautions s’imposent :

  • Il faut être conscient des changements dans les relations qu’un tel prêt peut impliquer : vous allez devoir une fière chandelle à votre oncle, qui en aura sans doute conscience. Choisissez quelqu’un avec qui vous ne vous disputez pas toutes les semaines.
  • Assurez-vous que la personne qui vous prête de l’argent a bien compris que dans le pire des cas, elle ne reverra jamais son argent. Ne promettez pas monts et merveilles à votre tonton, les échecs arrivent dans l’entrepreneuriat !

 

Vous vous apprêtez à demander de l’argent à votre tonton ? Affûtez vos arguments, nous croyons en vous… et lui aussi !