Le télétravail en France : les chiffres-clés

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En France, le télétravail se développe, et les freins à cette pratique sont de moins en moins nombreux. C’est ce qu’il ressort d’une étude menée en 2012 par le ministère en charge de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique. Voici les chiffres-clés et les principales informations de cette étude !

 

6 chiffres-clés sur le télétravail en France

Comment résumer le télétravail en France ? La réponse en 6 chiffres :

  • 12,4 % des salariés français télétravaillaient au moins 8 heures par mois en 2012 ;
  • Plus de 9 employeurs sur 10 considèrent que le premier frein au télétravail est la réticence des manageurs ;
  • 85 % des mises en place du télétravail sont motivées en premier lieu par l’amélioration de la qualité de vie des salariés ;
  • En moyenne, l’indemnité mensuelle versée aux télétravailleurs pour compenser les frais induits par le télétravail s’élève à 32,50 euros ;
  • La mise en place du télétravail coûte en moyenne 1 370 euros par salarié en télétravail ;
  • Les salariés en télétravail seraient 22 % plus efficaces que ceux forcés à rester au bureau pour accomplir leurs tâches.

 

Trois enseignements majeurs

L’étude réalisée en 2012 par le ministère chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique a mis en lumière trois enseignements essentiels au sujet du télétravail en France. Tout d’abord, le télétravail offre aux salariés des conditions de travail qui permettent « un niveau de concentration et donc de productivité très élevés ». L’étude estime en effet que la généralisation de l’open space dans les bureaux a eu des effets pervers sur la productivité : sentiment d’urgence permanent, interruptions intempestives, addictions, difficultés à prendre du recul… Le télétravail offrirait un cadre plus reposant, qui permettrait de travailler différemment — mais de travailler quand même.

Ensuite, le télétravail favorise l’émergence d’un nouveau modèle managérial fondé sur la confiance et l’autonomie. Le bénéficiaire ultime de ce mode de travail serait l’entreprise, grâce à des travailleurs motivés par la confiance qui leur serait accordée.

Enfin, le télétravail contribue à remettre profondément en cause le modèle du bureau traditionnel, qui s’estomperait devant un mix de différents types d’espaces, qui auraient chacun leurs avantages et leurs inconvénients : le bureau de l’entreprise (un hub de rencontres et d’échanges intensifs), le domicile (pour se concentrer et éviter les déplacements) et les tiers-lieux de travail (qui offrent un nouveau lien social avec l’écosystème professionnel).

 

Télétravail : est-ce pour tout le monde ?

Non ! Toutes les entreprises ne peuvent prétendre utiliser le télétravail pour récompenser ou motiver leurs collaborateurs. Il n’est en effet pas adapté à toutes les cultures d’entreprise, à tous les postes et à tous les profils.

Surtout, n’espérez pas proposer le télétravail à tout le monde pour augmenter de 22 % la productivité de toute l’entreprise. Selon l’étude réalisée par le ministère en charge de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, « les bénéfices du télétravail s’érodent à mesure que la proportion de télétravailleurs et le taux de télétravail augmentent ». Ainsi, la proportion optimale de télétravailleurs serait de 25 %, et le taux idéal de télétravail de 30 %.

 

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