Quel statut pour votre entreprise ?

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Auto-entreprise, micro-entreprise, EURL, entrepreneur individuel au bénéfice réel simplifié… Non, ne fuyez pas à la simple lecture de cette énumération ! Lancer sa propre entreprise est une aventure qui vaut la peine de décoder tous ces termes qui sentent bon les déclarations URSSAF. Mais justement, quand on débute dans l’entrepreneuriat, quel statut choisir ? Allez, on fait le point sur les statuts les plus intéressants pour un nouveau projet !

1/ L’auto-entreprise

La base de chez base quand on commence une activité. L’auto-entreprise est un régime social et fiscal allégé. Comme le chiffre d’affaires annuel est limité (82 200 euros HT pour les activités de négoce, hébergement et restauration ; 32 900 euros HT pour les prestations de service), il ne convient pas aux projets les plus ambitieux. De plus, il est à éviter si vous devez investir : avec l’auto-entreprise, il n’est pas possible de déduire ses amortissements ou de récupérer la TVA.

Il présente tout de même plusieurs avantages : des obligations administratives réduites, une absence de cotisations sociales minimales et de frais d’immatriculation, des taux de cotisation réduits pendant trois ans pour les bénéficiaires de l’Accre…

Au final, le régime de l’auto-entreprise conviendra parfaitement pour un complément de revenu ou pour “tester” la viabilité d’un projet. Pour voir plus grand… cherchez autre chose !

2/ L’entreprise individuelle, pour débuter seul

La structure juridique la plus simple - en dehors de l’auto-entreprise - pour ceux qui entreprennent seul. Il est adapté à un projet dont le modèle économique est connu et sans risque, aux créateurs expérimentés qui sont de bons gestionnaires et aux entreprises dont le chiffre d’affaires et les engagements financiers resteront limités.

Attention, dans une entreprise individuelle, l’entrepreneur est responsable des dettes de l’entreprise. Ses biens personnels (oui, y compris votre petit appart de vacances…) peuvent donc être saisis, sauf dans deux cas :

  • rédaction d’une déclaration d’insaisissabilité devant un notaire ;
  • choix du régime de l’EIRL (Entreprise individuelle à responsabilité limitée).

3/ L’EURL

La structure parfaite pour commencer à être crédible devant les investisseurs (ceux à qui il faut plaire…). Une EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) est une entreprise à associé unique. Elle dispose d’un capital social, d’un montant libre mais dont il faut verser 20 % à la création. Niveau imposition - parce que oui, vous y aurez droit -, l’associé peut choisir le régime fiscal de l’impôt sur le revenu ou celui de l’impôt sur les sociétés.

L’EURL est une sorte d’assurance tout risque lors du lancement d’une activité qui se voudrait ambitieuse : elle permet en effet de limiter les risques financiers en cas d’échec.

4/ La SARL

Une SARL (Société anonyme à responsabilité limitée) concerne au moins deux associés, dont la relation peut faire l’objet d’un document écrit. Il peut s’agir d’une évolution de l’EURL. Comme cette dernière, la responsabilité financière est limitée aux apports — sauf en cas de faute de gestion induisant une responsabilité pénale et civile, mais vous n’êtes pas de ce genre, n’est-ce pas ? Avec une SARL, les associés paient l’impôt sur les sociétés. La rémunération du dirigeant est déductible des bénéfices.

Attention, si ce statut un peu passe-partout s’avère adapté à de nombreux projets, il impose une certaine rigueur de fonctionnement. Le jeu en vaut la chandelle : une association permet de faire rentrer de la compétence et du financement dans une entreprise.

5/ La SAS

Une forme juridique appréciée des investisseurs, qui offre une grande souplesse aux associés. Un choix crédible aussi pour se lancer… si l’on a un projet ambitieux et déjà des garanties de succès. La SAS (Société par actions simplifiées) dispose de nombreux avantages :

  • une grande souplesse de son formalisme juridique ;
  • la possibilité de mettre en place un organe de contrôle ;
  • la défiscalisation de la rémunération du dirigeant, affilié au régime social des assimilés-salariés ;
  • un capital social librement fixé ;
  • une responsabilité limitée aux apports, pour les associés comme pour les fonctionnaires…

6/ La SA

De fait, très peu d’entrepreneurs commencent tout de suite avec une SA (Société anonyme). Il s’agit plus d’une évolution à moyen ou long terme d’un projet. Mais soyons ambitieux pour vous, et disons-en quelques mots !

Une SA concerne au minimum sept actionnaires, avec un capital social d’au moins 37 000 euros. Elle est gérée par un conseil d’administration composé de 3 à 18 personnes. Elle est, de fait, réservée aux entreprises à fort potentiel qui visent l’entrée en Bourse ou l’international !
Et vous, quel statut avez-vous choisi pour débuter ? Dites-nous tout sur les réseaux sociaux !