Faites-vous partie des nouveaux entrepreneurs qui tirent parti des plateformes en ligne comme Airbnb pour louer leur propriété? Si c’est le cas, vous devez connaître les déductions fiscales auxquelles vous avez droit sur vos revenus de location à court terme, notamment ceux gagnés sur une plateforme comme Airbnb. Ces déductions vous permettront de réduire votre revenu imposable.

Déductions fiscales pour les revenus de location à court terme comme Airbnb
Revenu brut et revenu net
Afin de déclarer le bon montant de revenu, vous devez être en mesure de faire la distinction entre le revenu brut et le revenu net. En termes simples, le revenu brut correspond à l’argent que vous recevez de vos invités ou, en d’autres mots, au total de vos ventes. Le revenu net est le montant restant de vos ventes une fois que vous avez déduit toutes les dépenses permises par la loi. Votre revenu net est donc le montant sur lequel vous payez réellement de l’impôt.
En règle générale, vous pouvez déduire toutes les dépenses engagées pour gagner votre revenu. Si vous achetez un article uniquement dans le but de l’utiliser dans votre entreprise de location, vous pouvez déduire son coût total de vos revenus. Si vous l’utilisez en partie dans l’entreprise de location et en partie dans votre espace personnel dans l’immeuble, vous devez séparer la partie personnelle de la partie entreprise et déduire uniquement la partie entreprise. Prenons comme exemple votre facture d’électricité. Une partie de l’électricité est utilisée pour votre espace personnel dans l’immeuble, mais une partie est utilisée par vos invités, et c’est cette dernière qui est déductible d’impôt.
Il peut être difficile de distinguer la part à attribuer à l’usage personnel de la part à attribuer à l’usage professionnel. En règle générale, il faut simplement établir une méthode de calcul raisonnable et l’appliquer de façon uniforme au fil des ans. Les éléments à prendre en considération sont la partie de la résidence que vous utilisez à des fins professionnelles par rapport à l’espace personnel. Ce calcul est souvent basé sur la superficie et le nombre de jours dans une année où l’espace est offert en location. Si vous avez des doutes concernant votre calcul, il peut être judicieux de consulter un conseiller fiscal au cours de la première année pour partir du bon pied.
Dépenses d’exploitation et dépenses en capital
La deuxième distinction que vous devez comprendre pour déduire les montants appropriés de votre revenu brut est celle entre les dépenses d’exploitation et les dépenses en capital. Une dépense d’exploitation consiste à acheter un article pour l’utiliser immédiatement dans votre entreprise de location (et entièrement au cours de l’année de l’achat). Le savon pour les invités, les draps et les services de nettoyage en sont de bons exemples, mais d’autres frais moins évidents entrent aussi dans cette catégorie, notamment vos frais juridiques et comptables, les permis que vous payez et les frais de publicité. Bien que ces dépenses ne soient pas liées directement à vos invités, elles sont certainement engagées directement pour gagner un revenu d’entreprise.
Les dépenses en capital sont un peu plus complexes. En bref, si vous achetez quelque chose qui est destiné à durer plusieurs années, par exemple des meubles, vous ne pouvez pas déduire la totalité du prix dans l’année courante. Vous devez plutôt déduire un pourcentage du coût sur plusieurs années. Ce processus est appelé « amortissement ». Il en va de même pour toutes les rénovations que vous apportez au bâtiment. Sauf s’il s’agit de réparations mineures, vous devez déduire les rénovations sur une période donnée. Le taux d’amortissement exact est déterminé par la loi, alors nous vous conseillons de consulter un professionnel à cet effet pour partir du bon pied.
N’oubliez pas de conserver tous vos reçus. L’Agence du revenu du Canada pourrait vous demander de prouver que vous avez effectivement engagé les dépenses que vous avez déduites.
Ce que vous devez savoir sur l’entente d’Airbnb concernant la perception de taxes en Colombie-Britannique
La perception de la taxe de vente par les sites de commerce électronique est depuis longtemps une question épineuse. Pendant longtemps, de nombreux sites de commerce électronique ne se souciaient tout simplement pas de la taxe de vente, et encore aujourd’hui, Airbnb fait partie de ces sites. En 2018, une entente est intervenue entre le site de location et le gouvernement de la Colombie-Britannique. Cette entente promet de changer les choses. Si vous avez des clients qui déclarent des revenus provenant de ce site dans cette province, vous devez comprendre les changements à venir.
Airbnb et la taxe de vente provinciale
L’entente marque la première en ce sens, Airbnb acceptant de percevoir et de verser la TVP pour la première fois. Au Québec, le site perçoit une taxe, mais il ne s’agit pas réellement de la taxe de vente du Québec. Il s’agit plutôt d’une taxe Airbnb spéciale de 3,5 %. En revanche, dans le cas de la Colombie-Britannique, le site percevra 8 % de TVP, en plus d’une taxe locale et municipale pouvant aller jusqu’à 3 %. En Colombie-Britannique, la TVP est normalement de 7 %, mais pour l’hébergement, le taux est légèrement plus élevé, soit 8 %.
Objectif de la taxe
Selon le gouvernement provincial, cette taxe vise à rendre le secteur plus équitable entre les hôteliers et les propriétaires de logements en location à court terme. Avant l’entente, les clients qui séjournaient dans des hôtels devaient payer la TVP de 8 % sur le tarif de leur chambre, tandis que les clients qui optaient pour un logement Airbnb n’avaient aucune taxe à payer.
De plus, cette taxe vise à améliorer l’offre de logements abordables et à stimuler le marché du tourisme. La province s’attend à percevoir environ 16 millions de dollars par année grâce à cette taxe de 8 %, et la totalité de cette somme sera consacrée au logement abordable. Tous les fonds générés par la taxe de vente locale de 3 % sont quant à eux destinés au tourisme.
Ce que vos clients doivent savoir
Si vous représentez l’un des 18 000 résidents de la Colombie-Britannique qui louent des propriétés sur Airbnb, sachez qu’ils auront certainement des questions et des préoccupations. Heureusement, vous pouvez assurer vos clients qu’ils n’ont pas à s’inquiéter. La taxe est calculée et perçue par Airbnb.
Ceci étant dit, vos clients devraient réfléchir aux répercussions potentielles de la nouvelle taxe sur leurs invités. Par exemple, disons qu’un de vos clients demande 300 $ par nuit pour un logement en location à court terme à Vancouver. Si le site facture 11 % de taxes (TVP et taxe locale), le prix augmente à 333 $. Heureusement, l’augmentation n’est pas trop élevée, mais elle pourrait tout de même encourager certains voyageurs à chercher d’autres options.
Pour se préparer à ce changement, vos clients peuvent diminuer leurs prix et absorber la taxe, ou essayer un autre site de locations à court terme. Toutefois, s’ils choisissent cette dernière voie, ils doivent connaître les différences entre chaque site de location. Par exemple, si Airbnb permet aux gens d’afficher des chambres dans une maison ou un appartement, VRBO leur permet uniquement d’afficher des logements complets, comme des maisons ou des copropriétés entières. Plus important encore, ces autres sites sont aussi susceptibles de commencer à percevoir les taxes de vente puisque la province travaille sur des ententes semblables.
Règles et considérations supplémentaires
La nouvelle taxe de vente qui s’applique à ces locations à court terme est une seule réglementation parmi tant d’autres que vos clients doivent comprendre. Ils doivent également déclarer leurs revenus à l’Agence du revenu du Canada et connaître les règles locales applicables. Dans le cadre de cette entente, la province a maintenu que les municipalités peuvent toujours réglementer les locations à court terme d’une autre façon.